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vendredi 10 avril 2009

Mortels tourments


Je déverse sur ces chroniques des flux d'hormones mâles qui laisseraient volontiers penser que jamais un seul échec n'est venu paver cette route de conquêtes épiques. Bien entendu, il n'en est rien et j'ai en stock quelques jolis plantages bien cuisants. Je suis le Diable, donc le cuisant n'a rien de mortel, mais c'est quand même très désagréable et tout à fait nuisible à mes évangiles. Je ferai peut-être comme le fils de l'Autre, et de métaphores en ellipses, je n'écornerai pas ma légende. Comme vous êtes mes lecteurs préférés (en même temps, vous êtes les seuls !), je consens à la transparence. Je me souviens d'un stage à Paris, de ces stages intégrés à votre parcours d'étudiant, censés vous donner un avant-goût du monde du travail. En guise d'apéricube, j'aurais très volontiers croqué mon voisin de bureau. La quarantaine carnassière et le bronzage conquérant, Alain avait malheureusement le sourire voilé cet été là. En plein divorce, en plein doute existentiel, il me prenait pour son psy et s'effeuillait chaque jour un peu plus à coup de confidences intimes. Des clins d'oeil continuels et des approches tactiles quotidiennes dans les couloirs ne mirent pas longtemps à affoler tous mes cadrans. Le bouillant été parisien me dérégla le thermostat et, jeune diablotin innocent (si si), l'image de mon colocataire de photocopieuse ne me quittait plus, de jour comme de nuit. J'élaborais les scenarios (pluriel académique oui oui) les plus tourmentés pour attraper la bête au détour de la machine à café ou pire, d'un sanglot sur son couple à la dérive.

Alors, alors quoi, alors comment ? Ben alors, rien ! L'été ne fut meurtrier que pour mes illusions. Comme un bouquillon de l'année, je ne tentai rien et il ne se passa rien. Comme en cette matière, il n'y a qu'un moyen de découvrir la réalité de l'intérêt qu'on semble vous porter, mon quadra tout terrain restera pour moi un véhicule blindé, une trace d'été en forme de point d'interrogation sur mon pare-chocs amoureux. Piqué au vif, je décidai à la rentrée de devenir un expert en matière de mortels à croquer. Je choisis sans hésiter les cours du soir.

vendredi 5 décembre 2008

Quand t'es dans le désert

...depuis trop longtemps (hommage follement eighties)... c'est un truc à vous rendre chèvre, enfin bouc. Cela ne m'avait déjà pas trop réussi il y a environ 2000 ans quand j'avais voulu m'amuser un peu avec le fils de l'Autre. Bon, ça a fait des histoires, les journaux people de l'époque en ont fait des tonnes : "le Christ tenté" "le désert me tente" et autres jeux de mots plus ou moins graveleux. En plus, ce n'était pas franchement une partie de rigolade d'aller m'assécher le gosier dans ces étendues sableuses. Le sable dans une belle toison comme la mienne, ça gratte et ça pique.

Bref, prêcher dans le désert, vous l'aurez compris, ce n'est pas mon truc. Pour être dans le vent et éviter les tempêtes de sable, je réfléchis à un bon buzz sur le net. Oui, le Diable a décidé de buzzer activement. Tout mortel que vous êtes, n'hésitez pas à m'aider, je saurai être reconnaissant (rire satanique).