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lundi 12 janvier 2009

L'amour est dans le prêt

La crise c'est comme la guerre chers mortels, ça a des effets collatéraux, certes chirurgicaux, mais parfois surprenants. Une petite brève m'apprenait ainsi ce matin que contrairement aux traders de la City, les avocats croulaient sous l'activité en ce début d'année à Londres. J'associais immédiatement cette nouvelle aux licenciements massifs en cours dans la haute finance britannique et à leur cohorte de procès. Que je suis naïf parfois ! Un vrai bouquillon de l'année ! La raison en est toute autre : ces dames, prévoyant une moisson désastreuse pour leur (très) cher et tendre en terme financier, multiplient les procédures de divorce pour que les pensions alimentaires soient calculées sur une période plus favorable. Ha, l'amour reproducteur ! Quel sentiment troublant. J'ai la larme qui me vient en pensant à ces diablesses qui veulent vivre d'amour et d'eau fraiche (si et seulement si servie dans du baccarat).

C'est décidé, je vais faire un tour à Londres la semaine prochaine. Ne serait ce que pour féliciter ces groupies anonymes et monter un fan club. Je méditerai dans l'Eurostar sur ce pragmatisme anglo-saxon dont devraient s'inspirer bien des ménagères de moins de 50 ans, tout en feuilletant un grand roman d'amour.

samedi 3 janvier 2009

Appelez mon avocat

Vous l'aurez compris, j'ai tendance à privilégier l'individu, si peu fiable soit il, aux mouvements de masse. Les emportements publics prennent aux temps modernes des proportions assez ubuesques avec les effets médiatiques qui trustent les ondes quelques jours sur tel ou tel sujet. Cela peut être très surprenant et va du dernier fait divers aux litanies sur la crise. Vous subissez des indignations à géométrie variable et très peu de mortels semblent disposer du recul nécessaire face à ce flot. L'internet a décuplé ce phénomène. Si les moyens de diffusion sont infiniment plus rapides et efficaces, les principes des mouvements de foule des temps obscurs restent les mêmes. On brûlait hier les sorcières, on lynche l'image ou les réputations aujourd'hui.

Je réclame donc la présomption d'innocence me concernant. Après tout, que connaissez vous vraiment du Diable, de mes crimes et méfaits supposés ? Je vous l'accorde, je n'ai pas l'air très catholique mais qui sait, avec un bon avocat ...