La crise c'est comme la guerre chers mortels, ça a des effets collatéraux, certes chirurgicaux, mais parfois surprenants. Une petite brève m'apprenait ainsi ce matin que contrairement aux traders de la City, les avocats croulaient sous l'activité en ce début d'année à Londres. J'associais immédiatement cette nouvelle aux licenciements massifs en cours dans la haute finance britannique et à leur cohorte de procès. Que je suis naïf parfois ! Un vrai bouquillon de l'année ! La raison en est toute autre : ces dames, prévoyant une moisson désastreuse pour leur (très) cher et tendre en terme financier, multiplient les procédures de divorce pour que les pensions alimentaires soient calculées sur une période plus favorable. Ha, l'amour reproducteur ! Quel sentiment troublant. J'ai la larme qui me vient en pensant à ces diablesses qui veulent vivre d'amour et d'eau fraiche (si et seulement si servie dans du baccarat).
C'est décidé, je vais faire un tour à Londres la semaine prochaine. Ne serait ce que pour féliciter ces groupies anonymes et monter un fan club. Je méditerai dans l'Eurostar sur ce pragmatisme anglo-saxon dont devraient s'inspirer bien des ménagères de moins de 50 ans, tout en feuilletant un grand roman d'amour.
The Patchy Peener
Il y a 14 ans