
J’ai déjà partagé avec vous quelques carnets de voyages en Hypocondrie, cette charmante destination touristique. Mon prochain trip est tout désigné : le Mexique bien sûr ! Cette nouvelle hystérie médiatique (l’avenir nous dira si elle était justifiée ou si on nous fait prendre, une fois n’est pas coutume, des vessies de porc pour des lanternes) est le terreau idéal pour que je me développe quelques symptômes bien à moi, histoire de participer un peu à cette foire au cochon collective. J’hésite un poil cependant, car il n’était déjà pas ultra chic de trépasser d’une grippe du poulet, mais rendre l’âme, concept potentiellement difficile à accepter pour le Diable, à cause d’un cochon n'est vraiment pas un summum du glamour. « Ci-gît le Diable, terrassé par un cochon », avouez que l’épitaphe manque de panache ! Cochonnes et cochons vont encore vivre des heures sombres de mise à l’index. Ce n’est pas forcément désagréable, encore faut-il que ce soit consenti. Manger ou écrire comme un cochon, sans mentionner des jeux encore plus cochons, va devenir un crime bien pire que de télécharger un film cochon ou Jamón Jamón. J’en profite pour vous conseiller ce film espagnol où Javier Bardem, au demeurant loin du top modèle, éclabousse l‘écran de testostérone. J’en ai encore la couenne toute hérissée. De porc en porc, le voyage s’annonce donc mouvementé pour les hypocondriaques. Inutile de vous dire que si un glissement sémantique s'effectue de "grippe porcine" à "mexicaine" ou "nouvelle grippe" (so hype), je considérerais à nouveau l'opportunité d'en mourir.
Plaisanterie mise à part, je viens d’entamer un lobbying discret mais ferme auprès de mon diablotin d’amour. Diablotin a des ailes, donc il vole. Figurez vous que son plan de vol lui colle gentiment deux voyages pour aller manger des fajitas et s’affubler d’un sombrero ce mois ci. Moi vivant (j’ai encore quelques semaines devant moi), il n’en est évidemment pas question ! Cochon qui s’en dédit !